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Mon parcours de créatrice

Mon parcours de créatrice

De l'Université à la création

Enfant curieuse et créative, j’ai toujours été attirée par l’Art tel un papillon vers la lumière. Littérature, cinéma, photographie, théâtre et poésie, j’ai dédié mon adolescence à explorer l’expression de soi par les mots et les images. À l’issue de mon baccalauréat littéraire, j’ai pourtant pris la voie du soin et des sciences humaines en intégrant une Licence en Psychologie, guidée par le désir d’être utile et de « guérir les autres par les mots ». J’ai donc suivi un cursus en psychologie à l’Université, obtenu une licence en psychologie clinique à l’Université de Lille, puis un Master 1 de psychopathologie psychanalytique à la Faculté de Rennes.  En juin 2020, cela faisait déjà plusieurs mois que les doutes s’étaient installés et que je m’interrogeais sur mon avenir. Je ne me sentais pas à ma place, ce n’était pas la voie que je voulais prendre mais je n’avais aucune idée de la « carrière » que je voulais accomplir. J’avais grandi avec l’idée qu’il me fallait choisir un métier, suivre de grandes et belles études, être diplômée et faire une belle carrière. Les enfants plutôt doués à l’école sont poussés par les enseignants et la société en général à poursuivre des études universitaires, on ne nous apprend ni à créer ni à fabriquer. La première fois que j’ai touché une machine à coudre, j’avais 21 ans, et ça a pourtant été une révélation.

Inventer et fabriquer mes propres vêtements a été une vraie source de joie pour moi. Moi qui n’avait jamais été très douée en cours d’arts plastiques au collège, toujours poussée dans des activités plutôt « intellectuelles », j’ai découvert que je pouvais faire quelque chose de mes deux mains. Qu’être créative et manuelle ne remettait pas en cause ma capacité à raisonner et réfléchir. Nous sommes dans une société dualiste où faire et penser se situe à deux antipodes d’un pont qui pourtant a besoin de l’un et de l’autre pour tenir. Ceux qui fabriquent ne sont en général pas ceux qui inventent. Et inversement. Pourtant, moi je voulais tout faire. Inventer et dessiner mes vêtements, mais couper le tissu et le coudre aussi. Je voulais à la fois tenir le crayon et avoir le pied sur la pédale de la machine. C’est donc cette découverte des arts manuels par la couture qui m’a permis de tomber en amour de la création. 

Alors persuadée que je n’étais absolument pas à ma place en psychologie, j’ai donc décidé de ne pas poursuivre mon Master et de tout arrêter à un an du diplôme. Un gâchis peut-être pour certains, mais une vraie délivrance pour moi. Enfin soulagée du poids de ces études qui me paralysaient là où j’aurais du m’épanouir, j’ai enfin pu prendre le temps de me poser et de réfléchir enfin à ce que je voulais faire. 

Vers la création de ma propre entreprise

En juin 2020, j’arrête donc officiellement l’Université. À ce moment là, je n’avais aucun projet pour la rentrée. Je savais simplement que j’avais besoin de temps pour réfléchir. J’avais donc pris rendez-vous avec la Mission Locale, qui a pour objectif d’accompagner les jeunes en situation de déscolarisation. J’avais besoin d’être accompagnée pour explorer l’ensemble des possibilités qui s’offraient à moi, car à ce moment là, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire de ma vie. J’avais eu mille idées de métiers mais aucune ne m’attirait plus qu’une autre ; d’opticien-lunetier à secrétaire médicale, j’avais réfléchi à tant de voie différente que j’étais totalement perdue. Au final, je savais qu’il me faudrait une composante créative dans mon métier. 

Et c’est un peu par hasard que j’ai fini par créer ma micro-entreprise. L’idée est née en juillet 2020. Une nouvelle paire de lunettes et l’envie d’adopter un accessoire rétro et délicat ont suffit pour me pousser à créer ma première chaine de lunettes. Une chaine fine avec des petites perles noires… c’était le tout premier modèle Alhena !

En faisant cette chaîne, j’ai compris que j’avais créé un accessoire qui n’existait jusqu’alors pratiquement pas : un bijou pour lunettes qui allie à la fois le chic et le pratique, et fabriqué à la main en France. J’ai donc décidé de commencer à vendre quelques chaines du la plateforme Etsy. J’ai alors créé ma petite boutique sous le nom de Atelier Kat H, et en septembre 2020, j’ai officialisé mon statut professionnel en immatriculant mon entreprise. Je suis alors devenue micro-entrepreneure. Une créatrice, en charge de toutes les étapes de création et vente des produits de sa propre marque. 

Je gère ma micro-entreprise depuis septembre 2020. J’ai fait mes premiers marchés de créateurs en été 2021, me confrontant ainsi au marché direct, au regard des clients, et à la rencontre d’autres créateurs et créatrices aussi passionnés que moi. Ça a été une formidable expérience, aussi enrichissante que formatrice. En parallèle, j’ai continué mon accompagnement à la mission locale qui a débouché sur une courte formation d’accompagnement à l’élaboration du projet professionnel. Grâce à cet accompagnement, j’ai pu hiérarchiser mes envies professionnelles. J’ai alors abouti à une conclusion : j’avais envie de continuer à me former pour pouvoir par la suite développer mon entreprise. Mais j’avais aussi envie d’apprendre un métier qui me permettrait de travailler partout, en tant que salariée ou en tant qu’entrepreneure, et dans lequel je serais à la fois autonome et créative. J’ai fini par m’arrêter sur un domaine : le marketing digital. C’était une résonnance parfaite à mon activité de créatrice, qui aujourd’hui ne peut exister sans la vente en ligne. 

En septembre 2021, j’ai donc repris le chemin de l’école en intégrant une licence professionnelle en commerce connecté. En alternance dans un super concept-store dinardais où je suis en charge de toute la partie digitale. Spécialisés dans les produits de marques françaises, je peux donc mettre au service du made in France mes compétences pour promouvoir l’artisanat et l’éthique de la production locale. 

Concernant Atelier Kat H, je poursuis mon activité en élargissant mes points de vente, en diversifiant mes modes de communication. Je ferai cet hiver mes premiers marchés de Noël et j’ai déjà hâte de vous rencontrer dans cette ambiance de fête.

Pour conclure...

En conclusion, je dirais que j’ai 

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